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Une avancée majeure pour Tesla, qui rapproche un peu plus les automobilistes d’une conduite largement automatisée. Mais attention : malgré son nom, le système n’est pas totalement autonome.
L’administration flamande a donné son accord à l’utilisation du système Full Self-Driving Supervised après une phase d’essais jugée concluante. Plus de 5.000 kilomètres ont été parcourus sur les routes belges afin de vérifier le comportement du véhicule dans des conditions réelles.
Même si l’autorisation a été délivrée en Flandre, les conducteurs pourront utiliser cette fonctionnalité partout en Belgique, y compris à Bruxelles et en Wallonie.
Le FSD permet à la Tesla de gérer automatiquement une grande partie des tâches de conduite.
Le système peut notamment :
Dans de nombreuses situations, le conducteur n’a plus besoin d’agir sur le volant ou les pédales. Toutefois, il doit rester prêt à reprendre le contrôle à tout moment.

Tesla insiste sur un point : le conducteur reste responsable du véhicule.
Une caméra installée dans l’habitacle surveille en permanence son regard et son niveau d’attention. Si celui-ci détourne les yeux de la route pendant plusieurs secondes, le système émet différents avertissements avant de désactiver la conduite assistée.
Regarder son smartphone ou une vidéo pendant que le FSD est actif reste donc strictement interdit.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Tesla ne prend pas la responsabilité des incidents survenant lorsque le FSD est activé.
Le système est actuellement classé au niveau 2 d’automatisation selon la classification internationale. Cela signifie que le conducteur doit surveiller constamment la route et intervenir si nécessaire.
En cas d’accident provoqué par une erreur du système à laquelle le conducteur n’a pas réagi, ce dernier demeure légalement responsable.
Pour fonctionner, Tesla s’appuie sur huit caméras réparties autour du véhicule. Ensemble, elles offrent une vision quasi complète de l’environnement.
Les images sont analysées en temps réel par une intelligence artificielle capable d’identifier les autres véhicules, les piétons, les cyclistes, les panneaux de signalisation ou encore les obstacles inattendus.
Selon Tesla, son système est entraîné grâce aux données anonymisées collectées par les millions de véhicules de la marque circulant à travers le monde. Cette immense base de données permet à l’IA d’améliorer continuellement ses capacités d’analyse et de réaction.
Entre les rues étroites, les marquages parfois effacés, les nombreux travaux et les pistes cyclables complexes, les routes belges représentent un véritable défi pour les systèmes de conduite automatisée.
Les premiers retours indiquent que le FSD se montre particulièrement efficace sur autoroute, où son comportement est jugé très mature. En milieu urbain, certaines situations inattendues peuvent encore nécessiter l’intervention du conducteur.
Tesla reconnaît d’ailleurs que son système peut rencontrer des scénarios jamais vus auparavant, notamment lors de déviations temporaires ou dans des environnements routiers atypiques.
Pour accéder au FSD Supervised, Tesla a abandonné son ancienne formule d’achat définitif.
Les conducteurs belges devront désormais souscrire un abonnement mensuel de 99 euros. Cette formule permet d’activer ou de désactiver le service selon les besoins, par exemple pour un départ en vacances ou un long trajet.
Attention toutefois : seules les Tesla équipées du Hardware 4, la dernière génération de matériel embarqué du constructeur, sont actuellement compatibles.
L’arrivée officielle du FSD en Belgique marque une étape importante dans l’évolution de l’automobile connectée.
Même si la conduite autonome complète n’est pas encore une réalité, Tesla franchit un nouveau cap en proposant un système capable de gérer une grande partie de la conduite quotidienne. Reste désormais à voir comment cette technologie s’adaptera aux spécificités des routes belges et si les conducteurs seront prêts à lui faire confiance sur le long terme.
Source: Het Laatste Nieuws (HLN)
© Illustration générée par IA – BeDigital360.be